Les déesses de l'Olympe

16 avril 2014

Le vernis bleu

Est-ce que le vernis bleu, c'est mieux ?

D'abord, il convient de préciser. Mieux que quoi ? Mieux que la guerre ? Que les droits humains spoliés ? Que les enfants affamés ? Oui, sûrement. Mais mieux que les autres coloris de vernis ? Mmm, pas sûr. OK, le bleu, en cliché total, c’est l’horizon, l’océan… C'est la mer à Positano, au petit matin quand on ouvre les persiennes sur l’onde ensoleillée. Ou la couleur du curaçao qu'on boira le soir, au couchant. C'est la couleur de l’heure favorite de Jacques Guerlain et des Belles Élégantes. C'est le bleu de Kos ou de l'île de Ré. De la rayure Saint James, des espadrilles en jean, ou du foulard à raquettes de Sophie Fontanel (comment ça, je fayote ?) C'est le bleu du Grand Bleu, celui des yeux de l'inconnu croisé à la terrasse d'un café, c'est l'évasion, l’horizon, la promesse de mille et un bonheurs.

Alors, oui, le vernis bleu, c'est mieux.

Surtout s’il est rose comme un flamand au bord de l'eau. 

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Voyage immobile

Ô, joie, le bleu vert lumineux, étincelant, et comme transparent de ce T-shirt qui m’entraîne illico dans les eaux turquoise des Caraïbes, dans la douceur des lagons polynésiens, alors que j’étais juste venue acheter un objet des plus banals : des piles.

Petit bonheur du jour au coin d’un rayon, tout ça pour une poignée d’euros. Merci Monop’

laggon t shirt 003

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07 avril 2014

Les déesses en ont marre de la coolitute d’Inès (mais en vrai, elles l’adorent !)

De Sabrina à ses 2 copines:

Franchement, les filles, la collection d’Inès pour Uniqlo, je ne m’en suis pas encore remise ! Je crois que je la déteste cette fille !

 

D’Agnès à Sab et Judith :

Moi aussi, je la déteste. Qu’est-ce qu’elle m’énerve !

 

De Judith à sa bande d’hypocrites :

Vous êtes sûres ?

 

De Sab et Agnès à Judith :

Ben, non, on l’adore.

On la vénère, oui !

 

De Sabrina :

On veut être comme elle. On adore ses fringues, ses shoes, sa vie, ses cheveux, tout !

 

D’Agnès :

Inès, c’est notre source de joie, de gaieté quotidienne, même l’eau qu’elle boit, on veut la même !

 

De Sabrina, en extase :

Vi, à quand une Ô Inès ?

 

De Judith, contaminée, elle aussi :

Qu’est-ce qu’on va pas encore acheter pour lui ressembler ? Vous savez qu’elle va relancer sa marque ?

 

D’Agnès :

Toutes aux abris ce jour-là ! Planquez vos CB, ou c’est la ruine assurée !

 

De Sabrina, toujours pratique :

Tu plaisantes ? Je vais plutôt appeler mon banquier pour qu’il me crée un fonds de soutien spécial shopping chez Inès !

 

De Judith, humeur réaliste :

T’façon, dès qu’elle lance un truc bien, Inès, on le veut ! Alors qu’elle le signe… pauvres de nous !

 

D’Agnès :

Inès qui relance sa marque ? On est foutues, les filles, j’vous dis ! Fou-tues !

 

De Sabrina, juste avant d’appeler son banquier :

Et si on se faisait offrir un voyage à Tokyo pour shopper le reste de sa collection ?

 

 

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01 avril 2014

NATHALIE ET OLIVIA

  NKM aurait dû faire appel à Olivia Pope. Qui ? Olivia Pope. La spin Doctor de Scandal. Celle qui règle tous les problèmes de la Maison-Blanche. Grâce à elle, les époux présidentiels, qui se détestent, voire se haïssent dans l'intimité, réussissent à donner l'illusion d'un couple heureux dès que les caméras sont de sortie. Même les enfants, écœurés par les trahisons respectives de leurs parents, filent doux comme des agneaux quand Olivia s'en mêle. Et que dire du B613, ce mystérieux groupe qui tient à la fois du FBI, de la CIA et du KGB, dont le chef prétend agir uniquement dans l'intérêt de la république, même si cela inclut tortures, kidnappings, et meurtres de certains proches.

Eh bien, certains de ses agents se laissent fléchir par Olivia Pope !

Oui, Olivia règle tout. Elle sauve les gens des situations les plus périlleuses. Se joue de son père, ancien commandant du fameux B613. Quant à sa mère, dont elle a pleuré la mort durant son enfance, pour découvrir vingt ans plus tard qu'elle était toujours en vie… et non pas la mère innocente et aimante qu'elle pensait, mais une redoutable terroriste recherchée par toutes les polices, elle parvient aussi à déjouer ses plans les plus tordus.

Olivia Pope. Celle qui réfléchit au destin de la nation et aux trahisons des supposés alliés du Président en arpentant son bureau de long en large. L'avocate aux cheveux plus lisses qu’un lac d'ébène, aux petits manteaux à la Jackie O’ et aux superbes tenues blanches, symbole de sa pureté face aux forces du mal qui l'entourent…

Olivia Pope. Si NKM avait fait appel à elle, nul doute qu’Olivia l’aurait aidée à gagner la mairie de Paris en deux battements de cils. À côté de tout ce qu'Olivia gère pour son président de Fitz, la mairie de Paris pour NKM : piece of cake !

 

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13 mars 2014

Les déesses en soubrette

En clôture de la Fashion season les déesses rendent hommage à l’avant - dernière campagne de Marc Jacobs pour Louis Vuitton et à Lauren Bastide

 S’il en est qui ont décidé de passer la journée en nuisette comme les filles de la pub Louis Vuitton, moi j'ai décidé d'adopter la tenue de la seule soubrette de la même pub.

Ça tombe bien, dans la petite station balnéaire où je passe une semaine de vacances printanières, se trouve une école hôtelière… Et donc une boutique où l'on peut dénicher les uniformes correspondants à ces beaux métiers.

Certes, la vendeuse m'a regardée d'un drôle d'œil quand j'ai fait mon achat, style vous avez un peu passé l'âge d'aller à l'école, mais bon…

Ce matin, je me lance.

8H32 : « t'es sûre de toi ? » me lâche mon mari. Pas vraiment, mais si je veux pouvoir un jour écrire des articles funs comme ceux des filles du ELLE, faut c’qui faut !

9H : je fais quelques courses au supermarché du coin. Quand les autochtones me dévisagent je la joue employée modèle. Y’a un château dans le coin. Avec un peu de chance, ils croiront que je bosse là-bas. De la vraie chance, hein, car les comtes de la région n'habitent plus leur ruine depuis belle lurette.

9H42 : je me gare sur le parking à l'entrée de notre ruelle. La voisine me prend visiblement pour l'employé du Spar local. « Ah, ben c'est pas trop tôt que vous me livrez ! » qu’elle me lance.

9H43 : je m'apprête à lui répondre que je livre rien du tout, que déjà elle râle. « Ah, mais, non ! C'est pas du tout cette sauce tomate que j’achète! Ni ces pâtes là ! Rapportez-moi tout ça au magasin, mon petit, moi je paie rien ! »

9H45 : elle examine un peu plus le contenu du carton que je tiens entre les mains. « Bon, je prends les deux boîtes d'ananas au sirop, comme ça au moins, vous ne vous serez pas déplacée pour rien. Mais faut me rapporter le reste de mes courses vite fait ! »

9H46 : elle me détaille soudain des pieds à la tête. « Y z’ont quand même pas besoin de vous affubler comme ça pour me porter les courses, on dirait plutôt que vous venez faire le ménage chez moi. J'espère que ça ne me coûte pas plus cher si vous venez en uniforme, hein ! Votre collègue, elle venait en jean, elle. Le jean, c'est bien, surtout si c'est moins cher. »

9H47 : visiblement, cette voisine a le sens pragmatique.

9H52 : je traverse la ruelle sous l'œil goguenard du chien du monsieur du n°4 de la rue. Le chien ne dit rien, et son maître encore moins vu qu’il n'est pas dans le coin.

9H52 et 30 secondes : heureusement !

9h54 : j'arrive dans le hall d'entrée de notre copropriété. Une porte s'ouvre.

9H55 : « Enfin ! » s’exclame ma voisine de palier, qui ne me reconnaît visiblement pas (quand vous êtes en uniforme de soubrette, on ne regarde pas votre visage) jette un coup d'œil dans le carton. Déjà elle agrippe les pots de sauce tomate. « J'en avais commandé trois ! Et les pâtes, c'est pas cette marque ! Bon, tant pis, ça ira comme ça, mais votre patronne elle arrête pas de se gourer ! Au prix qu'elle vend sa marchandise au Spar, elle pourrait faire attention ! »

9H57 : une autre porte s'ouvre. Une locataire de passage pour les vacances m'interpelle : « Madame, mon chien a fait pipi dans le hall, vous pouvez nettoyer, s'il vous plaît ? »

9H58 : non mais, son studio, elle croit qu'elle l’a loué dans un 5* ?

10H00 : ma voisine, qui ne me reconnaît toujours pas, revient avec un pot de confiture aux myrtilles. « Au fait, votre patronne a mis ça dans ma commande, la dernière fois. Je déteste les myrtilles ! Dites-lui bien que moi, c'est framboise ! »

10H05 : va falloir sérieux que je m'explique avec la dame du Spar. Entre les confitures, les spaghettis, les sauces tomates et les vieilles ronchonneuses, ça va être gai !

10H08 : la propriétaire du chien rouvre sa porte et me tance de nouveau : « S'il vous plaît, quand vous lavez le hall, surtout pas de produits senteur pins tropicaux, ça me donne mal au crâne. »

10H09 : vos désirs sont des ordres, Mme la Marquise… dans vos rêves !

10H11 : t’façon le Spar, je m'en fiche, j'y vais jamais !

10H13 : j'essaie d'arriver, enfin, de rentrer chez moi, quand damoiselle à son toutou revient à la charge : « au fait, Toutou déteste l'odeur du citron. Si vous pouviez éviter aussi… »

10H13 et trente secondes : je la fixe sans un mot.

10H13 et cinquante secondes : « pour laver le hall, je veux dire » qu'elle insiste.

10H14 : à mon tour de plonger le regard dans mon carton de courses. Une attaque d'estivant par lancer de plaquettes de chocolat fourré caramel en pleine tête, c'est interdit par le règlement ?

10H15 : j'arrive enfin chez moi.

10H15 et trente secondes : enfin, chez nous.

10H16 : « Ça s'est bien passé, mon cœur ? » s’enquiert mon mari.

10H17 : « Pourquoi ça se serait mal passé ? »

10H17 et trente secondes : « Oh, comme ça… ».

10H18 : « Je vois pas ce qu'il y a de compliqué à se promener affublée en soubrette. »

10H21 : « La vache ! » lâche mon neveu en entrant dans la pièce.

10h21 et douze secondes : « Où ça ? »

10H presque 22 : « Je veux dire : waouw ! Tatie. »

10H23 : « Waouw ! Waouw ! » enchérit ma nièce qui débarque à son tour. « Tatie, je peux te prendre en photo et te mettre sur mon mur ? »

10H24 : « Hein ? », « Mon mur FB, Tantine, atterris ! »

10H25 : « Ah oui, bien sûr ! » (Mon Dieu, je suis déjà trop âgée pour ne pas avoir tilté illico !)

10H26 : « Really, je peux ? Trop cool ! »

10H26 et demie : « Heu, non, je veux dire. »

10H26 et quarante-cinq secondes : « Tantine, t’as dit oui ! »

10H27 : « Non, j'ai dit non. »

10H28 : ma nièce me regarde d'un air bizarre, genre « pas la peine d'essayer de faire ta folle en t’habillant comme une barge, si c'est pour être aussi coincée. »

10H30 : « T'as pas pris de sauce tomate ? » demande mon mari. « Ni d'ananas en boîte » ajoute mon neveu. « Beurk, je déteste la confiture de myrtilles. » enchérit ma nièce.

10H32 : « T'as embarqué les courses de quelqu'un d'autre ? » insiste mon mari.

10H34 : « À quelle heure je dis à mes copains de venir ? » lance mon neveu. « Comment ça, tes copains ? » « Ben, ta tenue. Tu cuisines, et tu nous organises une teuf ce soir. C'est bien ça, le programme, non ? »

10H36 : mon mari se marre en douce dans son coin.

10H38 : suite à mes dénégations, mon neveu rétorque que c'est nul d'être attifée ainsi, si c'est pas pour organiser une teuf.

10H39 : et lui servir de domestique pour ranger sa chambre, je suppose ?

10H41 : pas de teuf ! J'explique aux charmants enfants de ma sœur que ma tenue c’est pour écrire un article.

10H44 : « Ah, ben, c'est pas maman qui ferait un truc pareil ! »

10H45 : vu comme je connais ma sœur, c'est sûr.

10H45 et demie : mon mari se marre toujours en douce.

10H48 : ma nièce ose me dire que ça craint d'être habillée comme ça JUSTE pour écrire un article. Il y a plein de filles qui écrivent des blogs super et qui se fringuent normalement.

10H50 : j'écris pas un blog, j'explique.

10H51 : ma nièce rétorque que, oui, mais quand même…

10H55 : je remarque que personne ne m'a proposé de ranger les courses, enfin, ce qu'il en reste. Heureusement, après le déjeuner, ce sera l'heure de la sieste, je pourrais faire une pause dans mes déambulations de soubrette.

10H57 : mon mari me fait remarquer que si je crois que mon uniforme va lui donner des idées crapuleuses pour la sieste, je me goure.

10H59 : comme si c'était le sujet !

11H05 : ma nièce semble avoir pitié de moi, elle me demande si je suis vraiment obligé de m'humilier ainsi pour écrire une bafouille.

11H08 : qui a dit que je me sentais humiliée ? On peut être sublime en tenue de soubrette.

11H15 : je reçois une pub du Spar sur mon Smartphone. En ce moment, promotions sur la sauce bolognaise et les détergents senteur pins tropicaux. C'est la locataire du studio qui va être contente. Et si je lui en faisais livrer une caisse ?

11H16 : genre, sans bouchons, les flacons de détergent.

11H20 : ma nièce suggère que je pourrais me contenter d'écrire un article en utilisant le clavier de mon ordi, sans avoir besoin de me déguiser.

11H21 : « Un article intelligent, tu vois, Tatie. »

11H24 : ma nièce dit que si j'en ai marre de l’ordi en vacances, je peux aussi écrire mon article avec un stylo de crayon, comme au bon vieux temps.

11H25 : un stylo de crayon ? Misère ! Ils n’ont vraiment connu que l’écriture clavier, ces gosses ?

11H26 : « TON bon vieux temps, Tatie. » (genre, à l'époque paléolithique).

11H26 : je réponds à ma nièce que si elle connaissait la joie de choisir sa plume, son encre, son papier, elle écrirait plus souvent des cartes postales à ses proches, plutôt que de se contenter d'envoyer des SMS.

11H30 : mon neveu intervient : sa sœur et lui envoient plein de cartes postales, l'été, et pour le jour de l'an.

11H32 : juste virtuelles, les cartes.

11H35 : mon neveu demande si je compte aller à la plage dans cette tenue (il fait une température estivale pour la saison !)

11H36 : normalement, oui, si je veux jouer le jeu jusqu'au bout. Mon mari se marre une fois de plus.

11H40 : personne ne semble convaincu. Il paraît que j'ai pas trop l'air d'avoir envie d'aller à la plage en soubrette.

11H50 : mon mari annonce qu'en attendant que je me décide, il va relire Le Monde.

11H51 : en entier, oui, il me connaît, il a le temps.

15H : le déjeuner et la sieste m'ayant aidée à réfléchir, je me dis, que, de toute façon, je n'aurais jamais le talent des journalistes du ELLE, alors autant en rester là et aller à la plage en maillot de bain.

15H02 : en tenue normale, quoi.

15H05 : ma nièce s'inquiète. Une carrière fabuleuse ne va-t-elle pas me passer sous le nez ?

15H06 : mon neveu se demande ce que je vais faire de mon uniforme après. Je vais le recycler ?

15H06 et vingt-huit secondes : mon mari et moi on échange un regard étonné. Qu'est ce qu'il a comme idée derrière la tête, ce môme ?

15H10 : ma nièce insiste. Je devrais peut-être garder mon uniforme pour aller à la plage, et noter les réactions de nos voisins de fouta.

15H11 : je soupçonne la Miss de vouloir se payer une bonne tranche de rigolade à mes dépens.

15H28 : c'est décidé j'enlève le haut.

15H29 : le bas aussi.

15H30 : non, pas devant neveu et nièce, j'ai pas encore perdu la cervelle.

15H32 : je monte dans ma chambre, je me change et redescends en maillot (divin) prête à partir à la plage avec ma tribu.

15H35 : tout le monde se demande si je vais supporter l'échec.

15H40 : tant pis pour ma future carrière de Elle writer. Une après-midi au soleil au bord de l'eau avec ma petite famille vaut bien tous les jobs en or du monde, non ?

15H42 : Si ?

 

 

ÉPILOGUE.

16H15 : « Tatie, pourquoi t’as glissé ta tenue de soubrette au fond du sac de plage ? »

16H16 : « Heu, why not ? L'inspiration, on sait jamais quand elle arrive, hein ! »

16H18 : mon mari m'enlace et m'assure que j'ai été très courageuse.

16H19 : si, si.

16H20 : pis, je les ai bien fait rire, quand même.

16H21 : mon neveu et ma nièce confirment en se marrant.

16H23 : « Ouais, Tatie, t'étais super. » Et si j'ai d'autres sujets aussi poilants et qu’ils peuvent me mettre en tofo sur leur FB, ce serait encore méga plus génial.

16H25 : surtout s’ils ajoutent un lien sur leur Twitter ! enchérit mon neveu.

16H30 : j'en ai trouvé un, de prochain sujet : comment étriper sa tribu sans en avoir l'air ?

16H32 : mmm, j’aurai peut-être besoin d'une cagoule relookée Vuitton pour ce futur article, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2013

La méduse...

La méduse est-elle de mise le 24 septembre ?

 

Ça dépend. A priori, le 24 septembre, la rentrée est passée depuis un temps déjà, et on est plutôt talons sur le bitume que méduse dans le sable. De plus, même quand les températures estivales le permettent, nombreux sont ceux (ceusses) qui snobent la méduse de notre enfance, alors que la marque s’efforce de devenir tendance, et que, dès qu’elle sera hype, les mêmes qui s’en moquaient se battront pour acheter la dernière paire à 250€ à la Galerie de la Plage.

Donc, le 24 septembre, après avoir eu trop chaud toute la nuit malgré les portes, fenêtres et baies vitrées ouvertes, alors que le soleil cogne, que la mer est belle et le sable chaud dans notre petite station balnéaire, on se dit que, à marée basse, pour éviter les vives, on est bien contente de les porter, ces méduses.

Et d’aucuns, citadins ou parisiens, seraient bien heureux d’enfiler ce même jour cette même sandale en plastique pour aller se baigner eux aussi.

Bon, je vous laisse, je vais me ploufer.

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27 août 2013

SKETCH ESTIVAL : le vernis à ongles


Personnages : Mamy, Lola, Jeremy, son petit frère, et la vacancière.

— Mamy, moi aussi je veux du vernis sur mes ongles !
— Non, ma chérie, je t'ai déjà dit, tu es trop petite.
— Mais j'ai quatre ans !
— À quatre ans, on ne porte pas de vernis.
— Mais la dame, elle en a, elle !
— La dame, elle peut, elle a pas quatre ans.

Intervention du petit frère, Jeremy, contemplant la vacancière.
— La dame, elle est vieille, elle !


Vieille, moi ! ? Eh, oh, les mômes, ça va ou non ?

 

 

 

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23 août 2013

question zexistentielle : a-t-on le droit de pleurer à la plage ?

Imaginez un peu la scène. Vous vous approchez du rivage. Derrière vous, un gamin d'environ six ans fait de même, un seau à la main. Vous longez le bord de l'eau. Quelques instants plus tard, vous faites demi-tour. Le gamin s'apprête à remonter. Il a l'air d'avoir rempli son seau d'eau de mer. Tout à coup, il pille et se met à brailler. (Vous n'avez rien fait, rien dit, pas jeté un sort, ni rien, non !) Le gamin, il hurle sans raison. L'a même pas l'air de s'être mis un truc dans le pied ou dans l'œil, non il braille. Arrive une gamine, quasi neuf ans.

Keske t'as à pleurer comme ça ? elle lui demande. No réponse. T'as mal ? Non. T'es perdu ? Non. T'as perdu tes affaires ? Non.
La gamine, elle est toute gentille, toute maternelle, elle insiste :
T'as perdu des parents ? Non, ils sont là-bas.
Ben, alors, kekske t'as ?Toujours no answer.


Elle change de tactique :
Ça va ? Oui.
T'es sûr ? Oui.
Bon, alors, viens.


Ils remontent la plage ensemble, elle le raccompagne.


Moi je dis : on peut, à la rigueur, brailler à la plage quand ça va vraiment pas (et on braille quand même mollo, en pensant aux oreilles des voisins, merci) mais plus la peine de hurler si, au bout de 2 secondes 1/2, vos parents, qui ne sont qu'à quelques mètres de vous, le nez rivé sur leur Smartphone, n'ont pas bougé. Y bougeront pas plus, d'façon , mais vous pouvez zeventullement envisager de porter plainte auprès du maître-nageur.
Et si y'a vraiment aucune raison de brailler, comme dans le cas présent, ben on la boucle, merci. Et, quel que soit son âge, on profite de l'été, de la plage (et on laisse les autres en profiter aussi, re-merci)
Les bons moments, c'est comme la vie, ça durera pas 1000 ans.

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20 août 2013

BRINS DE LAVANDE

De Judith :

Aaaah ! Août ! Les vacances peuvent enfin commencer.

De Sabrina :
Tu te fais pas trop chier dans la villa de tes parents ?

De Judith :
Humeur : tu ne réussiras jamais à gâcher ma joie
oh, tu sais, la maison est grande, mes parents adorables, et le jardin parfait pour une sieste l'après-midi.

De Sabrina.
Mmm.

De Judith :
Et un truc que j'adore, quand j'arrive, ma mère a préparé mon lit avec des draps de coton frais parfumés la lavande du jardin. Ça change des senteurs chimiques. Elle m'en laisse un petit bouquet dans la chambre aussi

De Sabrina :
Mmm, si tu te contentes de ça comme symbole de vacances réussies...

De Judith :
humeur, garce, avoue que tu m'envies !
Écoute, je vais te dire : quand tu as des brins de lavande sur ta table de nuit, c'est là que tu sais que les vacances ont vraiment commencé.

 

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16 août 2013

Question zexistentielle : peut-on s'acheter une bague au marché de la plage ?

On est bien d'accord, des bagues, on en a plein nos tiroirs. Des bagues chères de notre amoureux, notre mari, nos parents, papy et mamie ou Tata. Entre les bagues très chères et les fantaisies, il y a es bagues sentimentales, qu’on ne porte plus mais auxquelles on tient pour le souvenir, l’occasion, l'allure (qu’on pense) qu'elles nous donnent. Qu'on transmettra un jour à nos filles, nièces, amies proches… si elles ne nous les ont pas déjà piquées avant. On a aussi les bagouzes demi-chères, souvenirs de vacances, cadeaux fantaisies offerts par Chéri, par nous, par les copines.

Mais celle-là, sur l'étal du vendeur du marché, on l'a pas encore. Elle nous fait de l'œil. Sûr qu'elle est là pour nous. D'abord, elle irait bien avec tout. Nos fringues, la fouta, le parasol, le guidon du vélo, et notre main aussi, tiens. On essaye. On hésite. On repose. On zieute les modèles voisins. On les essaie aussi. On reprend la première. La repasse au doigt. On tourne dix fois la main dans tous les sens. Là, le vendeur a déjà tenté de nous convaincre qu'elle est faite pour nous. Oui, on sait, merci, mais où serait le plaisir sans l’hésitation ? On demande son avis à la voisine d'essayage. On se tâte encore. Le vendeur commence à nous regarder d'un drôle d'œil. On lui fait signe qu'on garde la bague en main, et on continue à faire le tour du stand. Soudain, eurêka ! Pas la peine de se triturer les méninges. C'est celle-là. On la veut. On l'achète. Voilà, c'est tout.

Puis on va voir à l'autre stand plus loin, où la fille vend des super bracelets. On en a vu un, l'autre jour…

 

Ben, quoi, c'est l'été. On a le droit de prendre son temps pour se décider. Nan, mais !

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