Imaginez un peu la scène. Vous vous approchez du rivage. Derrière vous, un gamin d'environ six ans fait de même, un seau à la main. Vous longez le bord de l'eau. Quelques instants plus tard, vous faites demi-tour. Le gamin s'apprête à remonter. Il a l'air d'avoir rempli son seau d'eau de mer. Tout à coup, il pille et se met à brailler. (Vous n'avez rien fait, rien dit, pas jeté un sort, ni rien, non !) Le gamin, il hurle sans raison. L'a même pas l'air de s'être mis un truc dans le pied ou dans l'œil, non il braille. Arrive une gamine, quasi neuf ans.

Keske t'as à pleurer comme ça ? elle lui demande. No réponse. T'as mal ? Non. T'es perdu ? Non. T'as perdu tes affaires ? Non.
La gamine, elle est toute gentille, toute maternelle, elle insiste :
T'as perdu des parents ? Non, ils sont là-bas.
Ben, alors, kekske t'as ?Toujours no answer.


Elle change de tactique :
Ça va ? Oui.
T'es sûr ? Oui.
Bon, alors, viens.


Ils remontent la plage ensemble, elle le raccompagne.


Moi je dis : on peut, à la rigueur, brailler à la plage quand ça va vraiment pas (et on braille quand même mollo, en pensant aux oreilles des voisins, merci) mais plus la peine de hurler si, au bout de 2 secondes 1/2, vos parents, qui ne sont qu'à quelques mètres de vous, le nez rivé sur leur Smartphone, n'ont pas bougé. Y bougeront pas plus, d'façon , mais vous pouvez zeventullement envisager de porter plainte auprès du maître-nageur.
Et si y'a vraiment aucune raison de brailler, comme dans le cas présent, ben on la boucle, merci. Et, quel que soit son âge, on profite de l'été, de la plage (et on laisse les autres en profiter aussi, re-merci)
Les bons moments, c'est comme la vie, ça durera pas 1000 ans.