On est bien d'accord, des bagues, on en a plein nos tiroirs. Des bagues chères de notre amoureux, notre mari, nos parents, papy et mamie ou Tata. Entre les bagues très chères et les fantaisies, il y a es bagues sentimentales, qu’on ne porte plus mais auxquelles on tient pour le souvenir, l’occasion, l'allure (qu’on pense) qu'elles nous donnent. Qu'on transmettra un jour à nos filles, nièces, amies proches… si elles ne nous les ont pas déjà piquées avant. On a aussi les bagouzes demi-chères, souvenirs de vacances, cadeaux fantaisies offerts par Chéri, par nous, par les copines.

Mais celle-là, sur l'étal du vendeur du marché, on l'a pas encore. Elle nous fait de l'œil. Sûr qu'elle est là pour nous. D'abord, elle irait bien avec tout. Nos fringues, la fouta, le parasol, le guidon du vélo, et notre main aussi, tiens. On essaye. On hésite. On repose. On zieute les modèles voisins. On les essaie aussi. On reprend la première. La repasse au doigt. On tourne dix fois la main dans tous les sens. Là, le vendeur a déjà tenté de nous convaincre qu'elle est faite pour nous. Oui, on sait, merci, mais où serait le plaisir sans l’hésitation ? On demande son avis à la voisine d'essayage. On se tâte encore. Le vendeur commence à nous regarder d'un drôle d'œil. On lui fait signe qu'on garde la bague en main, et on continue à faire le tour du stand. Soudain, eurêka ! Pas la peine de se triturer les méninges. C'est celle-là. On la veut. On l'achète. Voilà, c'est tout.

Puis on va voir à l'autre stand plus loin, où la fille vend des super bracelets. On en a vu un, l'autre jour…

 

Ben, quoi, c'est l'été. On a le droit de prendre son temps pour se décider. Nan, mais !